50 questions techniques M&A qui tombent vraiment (Paris 2026)
Les 50 questions techniques M&A qui sortent vraiment en entretien analyste et stagiaire à Paris en 2026 : 5 familles, angle de réponse, pièges à éviter.
Tu vas passer un entretien M&A à Paris et tu veux savoir ce qui tombe vraiment dans la salle, pas le best-of recyclé qu’on trouve depuis dix ans sur les forums anglo-saxons. Ce guide est conçu pour ça.
Les 50 questions ci-dessous sortent en moyenne dans 8 entretiens sur 10 pour un summer analyst ou un stagiaire 6 mois en banque d’investissement parisienne en 2026, toutes maisons confondues (bulge bracket, élite européennes, mid-market). Article écrit par Ilyas Baba, ex-Lazard ex-Barclays, qui a vu passer des centaines de candidats des deux côtés du desk.
En bref
- Les questions techniques M&A se regroupent en 5 familles : valorisation (DCF, multiples, LBO, SoP), modélisation 3-statements, accretion/dilution, process M&A, et culture marché.
- Sur un entretien technique de 30-45 minutes, attends-toi à 8-12 questions enchaînées, dont au moins une question ouverte sur un deal récent.
- Bosse les questions par famille, pas en vrac. Une journée sur la valorisation, une journée sur les 3-statements, etc., puis tu mélanges à la fin.
- Le piège n°1 reste l’accretion/dilution : la moitié des candidats se trompe parce qu’ils confondent EPS et résultat net.
- Garde 20 minutes par jour pendant 4 semaines pour les questions de culture marché. C’est là que se joue la différence entre un junior qui “récite” et un junior qui “comprend”.
D’où viennent vraiment les questions techniques M&A ?
Les questions techniques M&A ne sortent pas d’un manuel : elles sortent du dernier deal sur lequel l’interviewer a bossé. Selon les retours d’entretiens internes Elywo collectés depuis 2022, environ 70 % des questions techniques posées en banque d’affaires parisienne dérivent directement d’une situation réelle vue par l’analyste senior ou le VP qui te reçoit. Concrètement, un analyste qui a passé sa nuit à reconstruire un bridge de dette nette sur une cible industrielle va te demander : “comment tu passes de l’EV à l’Equity Value ?”. Un VP qui sort d’un closing d’accretion/dilution va te poser une question sur le seuil d’accrétion. Un MD qui vient de pitcher un carve-out va te lancer sur la sum-of-the-parts. C’est mécanique.
Conséquence pratique pour ta prep : ne te limite pas aux 15 questions classiques du Rosenbaum & Pearl. Lis les communiqués de deals annoncés dans la presse spécialisée (Mergermarket, Financial Times section Deals & Dealmakers, Wall Street Journal) pendant les 6 semaines qui précèdent ton entretien. Tu verras les questions arriver.
Le format type d’un entretien technique à Paris : 30 à 45 minutes, en face-à-face ou en visio, avec un analyste senior (1-3 ans d’expérience) ou un VP. Pas de slides, pas de support écrit la plupart du temps : tu réponds à l’oral, parfois avec une feuille blanche pour gribouiller un modèle ou un waterfall.
Les 5 grandes familles de questions techniques
Sur les centaines de questions techniques qu’on retrouve dans nos comptes-rendus d’entretiens internes, plus de 90 % se rangent dans 5 familles bien identifiées. Aucune banque ne sort de ce cadre en France. Connaître la cartographie te permet d’organiser ta prep sans gaspiller d’heures sur des sujets exotiques. Les voici, dans l’ordre de fréquence observé en summer analyst à Paris :
1. Valorisation (DCF, multiples, LBO, sum-of-the-parts) — 15 questions
C’est la famille reine. Tous les entretiens techniques M&A y consacrent au moins 10 minutes. Tu dois maîtriser les 4 méthodes (DCF, comparables boursiers, transactions précédentes, LBO en implied) et savoir quand utiliser chacune. Le DCF est la méthode la plus testée, parce que c’est aussi la plus piégeuse à expliquer proprement.
2. Modélisation financière + 3-statements — 10 questions
Comprendre comment les trois états financiers s’articulent (P&L → bilan → cash flow), ce qui se passe quand on bouge une ligne, comment une dépense en CAPEX se propage dans le modèle. C’est la famille la plus discriminante : les candidats qui n’ont jamais touché à un modèle Excel se font sortir en 5 minutes.
3. Accretion/dilution + impacts deal — 8 questions
La mécanique d’un merger model : quand un deal est-il accretif ? Dilutif ? Quel impact d’un financement cash vs equity vs debt sur l’EPS de l’acquéreur ? C’est la famille où les juniors français se loupent le plus souvent.
4. Process M&A (sell-side, buy-side, auctions) — 8 questions
Comment fonctionne un sell-side, c’est quoi un VDD, quelle différence entre NBO et BO, c’est quoi un go-shop. Pas de calcul ici, mais une exigence de précision sur le vocabulaire et la chronologie.
5. Culture marché + transactions récentes — 9 questions
“Quel deal récent t’a marqué ?”, “Pourquoi le M&A européen a chuté en 2023 ?”, “Que penses-tu de l’acquisition X annoncée la semaine dernière ?”. La famille la plus underestimated, et celle qui creuse le plus l’écart entre deux candidats à technique équivalente.
Les 15 questions Valorisation, avec l’angle de réponse attendu
La valorisation est la famille la plus testée en entretien M&A : selon Vault Career Guide (2024 edition), elle représente environ 40 % des questions techniques posées sur un summer analyst banque d’affaires. Voici les 15 qui tombent le plus à Paris, avec pour chacune l’angle de réponse attendu (pas la réponse complète : l’idée est que tu construises la tienne).
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Walk me through a DCF. Structure attendue : projection des FCF sur 5-10 ans → calcul du WACC → valeur terminale (Gordon ou multiple de sortie) → passage EV à Equity → division par le nombre d’actions diluées. Mentionne la football field à la fin.
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Quelles sont les méthodes de valorisation que tu connais ? Cite-les dans cet ordre : DCF (intrinsèque), comparables boursiers (relatif), transactions précédentes (relatif avec prime de contrôle), LBO en implied (pour le prix max d’un PE), sum-of-the-parts (conglomérats).
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Quelle méthode donne la valorisation la plus élevée ? Les transactions précédentes, parce qu’elles intègrent une prime de contrôle (typiquement 25-40 %). Ensuite les comparables boursiers, puis le DCF, puis le LBO (qui plafonne sur un TRI cible).
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Comment calcules-tu le WACC ? WACC = (E/V) × Ke + (D/V) × Kd × (1-impôt). Ke par le CAPM = Rf + β × prime de risque marché. Source pour le bêta sectoriel : Damodaran Online.
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Pourquoi unlevere puis releve-t-on le bêta ? Parce que le bêta observé sur une comparable cotée inclut déjà l’effet de son levier financier. On le “nettoie” pour obtenir le bêta de l’activité pure, puis on le “rhabille” sur la structure cible. Formule de Hamada à connaître.
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C’est quoi la valeur terminale ? La valeur de l’entreprise au-delà de l’horizon explicite de projection. Deux méthodes : Gordon-Shapiro (TV = FCF(N+1) / (WACC - g)) ou multiple de sortie (TV = EBITDA(N) × multiple). Bonne pratique : calcule les deux et vérifie la cohérence.
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Que vaut un g (growth perpétuel) raisonnable en zone euro ? Entre 1,5 % et 2,5 %, soit autour du taux d’inflation cible BCE. Tout g au-delà de 3 % doit être justifié solidement (sinon tu te fais sortir).
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Pourquoi le DCF est sensible aux hypothèses ? Parce que la valeur terminale pèse 60-80 % de l’EV totale, et qu’elle dépend de 2 variables (WACC et g) où un changement de 50 bps fait bouger la valorisation de 15-25 %. D’où l’importance des sensitivities.
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Comment passes-tu de l’Enterprise Value à l’Equity Value ? On retranche la dette financière brute, les engagements de retraite non financés, les provisions assimilées à de la dette, les intérêts minoritaires, et les leases IFRS 16. On ajoute le cash en excès, les participations non consolidées, et les actifs non opérationnels. Voir le guide DCF Elywo pour le détail.
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Quels multiples utilises-tu en comparables boursiers ? EV/EBITDA (le plus courant, neutralise structure financière et amortissements), EV/EBIT (capture la politique d’amortissement), EV/Sales (pour les boîtes en perte ou early-stage), P/E (utile sur les financières). Cite toujours le rationale du choix sectoriel.
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Quand utilises-tu EV/Sales plutôt qu’EV/EBITDA ? Quand l’EBITDA est négatif ou peu signifiant (early-stage, growth pure, biotech). Sinon EV/EBITDA reste le standard sectoriel.
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C’est quoi une sum-of-the-parts (SoP) ? Valorisation d’un conglomérat en valorisant chaque division séparément (multiples sectoriels distincts ou DCF dédiés), puis en sommant, puis en retranchant les coûts de structure non alloués et la dette holding. Utile sur LVMH, Vivendi, Bolloré.
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Pourquoi un LBO plafonne la valorisation ? Parce que le PE achète sur un TRI cible (typiquement 20-25 % IRR sur 5 ans). À TRI fixe, il y a un prix maximum qu’il peut payer. Ce prix est par construction inférieur à ce qu’un industriel paierait (lui peut justifier des synergies).
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Qu’est-ce qui ferait monter la valorisation DCF d’une cible ? Hausse des FCF projetés, baisse du WACC, hausse du g terminal, hausse du multiple de sortie. La symétrique te baisse la valorisation.
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Décote d’illiquidité : quand l’appliques-tu et combien ? Sur une cible non cotée, par rapport à des comparables boursiers cotées. Fourchette de marché : 20-30 %. Le rationale : la liquidité a une valeur de marché que la cible non cotée ne capture pas.
Les 10 questions Modélisation + 3-statements
La modélisation financière est la deuxième famille la plus testée. Selon les enquêtes Vault annuelles auprès des analystes en banque d’investissement, environ 25 % des questions techniques sortent sur les 3-statements et la mécanique de modèle. C’est aussi la famille la plus discriminante : un candidat qui n’a jamais ouvert un modèle Excel se fait sortir en 5 minutes.
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Explique-moi comment les 3 états financiers s’articulent. Le P&L produit le résultat net qui alimente les capitaux propres au bilan. Le résultat net est aussi le point de départ du cash flow statement (méthode indirecte). Les variations du bilan (BFR, CAPEX, dette) ajustent ensuite le cash flow.
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Si la D&A augmente de 10, qu’est-ce qui se passe sur les 3 états ? P&L : EBIT baisse de 10, résultat net baisse de 10 × (1-impôt) = 6,7 (à 33 % d’IS). CFO : on ajoute 10 de D&A mais on retire 3,3 d’impôt épargné, donc cash flow opérationnel augmente de 3,3. Bilan : actifs immo baissent de 10, cash augmente de 3,3, capitaux propres baissent de 6,7. Tout équilibre.
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Et si on augmente la dette de 100 ? Bilan : cash +100, dette +100. P&L impacté l’année suivante par les intérêts (à 5 % = 5 d’intérêts, soit -3,3 sur le résultat net). CFO inchangé l’année du tirage (financement = CFF). CFF +100.
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Comment calcules-tu le Free Cash Flow to the Firm (FCFF) ? FCFF = EBIT × (1-impôt) + D&A - ΔBFR - CAPEX. C’est le cash disponible avant rémunération des prêteurs et des actionnaires. On l’actualise au WACC en DCF.
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Différence entre FCFF et FCFE ? FCFF = cash avant dette (actualisé au WACC, donne l’EV). FCFE = cash après dette (actualisé au coût des fonds propres Ke, donne directement l’Equity Value). Le FCFF est largement préféré en M&A.
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C’est quoi le BFR et comment évolue-t-il ? Besoin en Fonds de Roulement = créances clients + stocks - dettes fournisseurs. Une hausse du BFR consomme du cash. Quand le CA croît, le BFR croît typiquement proportionnellement (sauf changement de mix). Une cible avec un BFR négatif (comme la grande distribution) est un cas particulier précieux.
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CAPEX de maintenance vs CAPEX de croissance, c’est quoi ? Maintenance = ce qu’il faut investir pour maintenir l’outil de production existant (souvent proche de la D&A). Croissance = ce qu’on ajoute pour développer de nouvelles capacités. La D&A est un bon proxy du CAPEX de maintenance.
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Comment se construit un modèle 3-statements en Excel ? 5 onglets standards : Assumptions, P&L, Bilan, Cash Flow, Sensitivities. Couleurs codifiées (bleu = inputs, noir = formules, vert = liens entre onglets). Tout passe par Assumptions, jamais de constante en dur dans une formule.
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Comment équilibres-tu un modèle 3-statements ? Le bilan équilibre quand le cash de fin d’année calculé via le CFS = cash de fin d’année calculé via le bilan (actifs - tout le reste du passif). Si ça ne tombe pas, l’erreur est presque toujours sur les liens cash flow ou sur l’imposition.
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C’est quoi un revolver (RCF) dans un modèle ? Une Revolving Credit Facility : ligne de crédit tirable à la demande pour boucher un cash gap. En modèle, on l’utilise pour s’assurer que la trésorerie minimum est toujours respectée : si elle tombe en dessous, le revolver tire automatiquement.
Les 8 questions Accretion/Dilution
C’est la famille où les candidats français se loupent le plus, parce que les bases sont rarement enseignées proprement à l’école. Sur nos comptes-rendus internes, environ un candidat sur deux se trompe en première intention sur une question d’accretion/dilution. La cause : ils raisonnent sur le résultat net consolidé au lieu de raisonner sur l’EPS (Earnings Per Share) de l’acquéreur.
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C’est quoi un merger model ? Un modèle qui projette les états financiers consolidés post-acquisition (acquéreur + cible + ajustements) pour calculer l’impact sur l’EPS de l’acquéreur. Output principal : accretion ou dilution sur l’EPS year 1 et year 2.
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Quand un deal est-il accretif ? Quand l’EPS de l’acquéreur augmente après l’opération. Règle de pouce : un deal financé en cash ou en dette pas chère est généralement accretif si le rendement de la cible (1 / P/E cible × (1-impôt)) > coût de la dette après impôt. Un deal en equity est accretif si le P/E de l’acquéreur > P/E payé sur la cible.
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Pourquoi un deal cash vs equity vs dette ? Cash et dette sont accretifs plus facilement (pas de dilution des actions). Equity peut être dilutif si l’acquéreur paye en émettant des actions moins chères que ce qu’il achète. Cash use le bilan, dette charge le bilan, equity dilue les actionnaires existants.
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Comment calcules-tu le break-even synergies ? C’est le niveau de synergies (en € après impôt) à partir duquel le deal devient accretif. On part de l’EPS pre-deal, on calcule l’EPS post-deal sans synergies, on prend la différence, on remonte au pre-tax et on divise par (1 - taux d’impôt). C’est le chiffre que ton MD veut voir en pitch.
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C’est quoi le goodwill généré dans un deal ? Goodwill = prix payé pour les actions - juste valeur des actifs nets identifiables de la cible. Comptablement, il va à l’actif du bilan consolidé et n’est plus amorti depuis IFRS 3 (mais soumis à impairment test annuel).
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Et l’amortissement des incorporels identifiés (PPA) ? Le Purchase Price Allocation alloue une partie du prix aux incorporels identifiables (marques, brevets, relations clients). Ceux-ci sont amortis sur leur durée de vie utile, ce qui crée une charge récurrente au P&L post-deal. Impact direct sur l’EPS post-acquisition.
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Quelles synergies cite-t-on en M&A ? Synergies de coûts (consolidation back-office, économies d’achats, fermetures de sites) : faciles à modéliser, généralement réalisées à 70-90 %. Synergies de revenus (cross-selling, géographies) : difficiles à modéliser, souvent surestimées de moitié dans les pitches.
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Pourquoi annonce-t-on souvent un deal “accretif year 2” et pas year 1 ? Parce que les coûts d’intégration (one-off integration costs) et l’amortissement PPA frappent l’EPS year 1 et masquent l’effet positif des synergies, qui se déploient plutôt year 2-3. Un deal immediately accretive est un argument de pitch fort.
Les 8 questions Process M&A
Ces questions ne demandent aucun calcul, mais une précision chirurgicale sur le vocabulaire et la chronologie. Selon Rosenbaum & Pearl (3rd ed.), un process sell-side bien exécuté dure 6 à 12 mois. Si tu ne maîtrises pas les jalons, tu te trahis instantanément.
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Décris-moi un process sell-side complet. Pitch et signature du mandat → préparation (4-8 semaines : teaser, IM, modèle, data room) → Phase I (sollicitation, NDA, NBO) → Phase II (BDD, management Q&A, BO + SPA marked-up) → négociation finale → signing → closing. Détaillé dans le guide fusion-acquisition Elywo.
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Différence entre sell-side et buy-side ? Sell-side : un seul client (le vendeur), un seul mandat, fees plus prévisibles. Buy-side : conseille un acheteur dans un process compétitif, fee structure plus risquée (souvent contingente à la victoire en Phase II).
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C’est quoi un VDD (Vendor Due Diligence) ? Un audit comptable, fiscal, juridique commandé par le vendeur en amont du process, partagé aux acheteurs intéressés en Phase II. Ça fluidifie le process et évite les surprises de dernière minute qui font dérailler le prix.
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NBO vs BO, c’est quoi la différence ? NBO = Non-Binding Offer, offre indicative non-engageante remise après lecture de l’IM. BO = Binding Offer, offre ferme remise après accès complet à la data room, au management et au draft SPA. La BO inclut le prix ferme et les reps & warranties négociées.
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C’est quoi un go-shop ? Une période post-signing pendant laquelle le vendeur peut continuer à solliciter des offres supérieures (typiquement 30-45 jours). Si une meilleure offre arrive, l’acquéreur initial peut matcher ou se faire écarter contre une break-up fee. Fréquent sur les take-privates US.
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Qu’est-ce qu’une MAC clause ? Material Adverse Change : clause permettant à l’acquéreur de sortir du deal entre signing et closing si la cible subit un changement matériel défavorable. Définie en négatif (liste d’exclusions). Activée très rarement, mais c’est un point de négociation critique.
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Earn-out, c’est quoi et quand ? Mécanisme de paiement différé conditionné à des performances futures (CA, EBITDA, milestones). Utile quand vendeur et acheteur ne s’accordent pas sur la valeur (cible en forte croissance, intégration risquée). Source de contentieux post-closing récurrente.
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Reps & warranties, c’est quoi ? Déclarations et garanties données par le vendeur sur l’état de la cible (comptes, conformité, propriété intellectuelle, litiges). Une breach post-closing peut activer une indemnisation. Souvent couvert par une assurance R&W (marché qui s’est structuré depuis 2015).
Les 9 questions Culture marché et deals récents
C’est la famille la plus discriminante dans la sélection finale. Deux candidats à technique équivalente : celui qui sait commenter un deal de la semaine précédente part avec une longueur d’avance immédiate. Selon les retours de juniors récemment recrutés à Paris, environ 80 % des candidats arrivent sans avoir lu la presse spécialisée la semaine de l’entretien.
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Quel deal récent t’a marqué et pourquoi ? Sois précis : nom de la cible, nom de l’acquéreur, taille du deal, banques conseil. Donne ton angle : pourquoi le deal est intéressant (rationale stratégique, multiple payé, structure de financement, synergies annoncées). Évite les méga-deals trop évidents.
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Comment se porte le marché M&A européen en 2026 ? Tu dois avoir un point de vue. Lignes directrices : rebond progressif après le creux 2023-2024, retour des sponsors PE avec les baisses de taux, IPOs qui repartent prudemment, focus secteurs défense / energy transition / healthcare.
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Quel a été l’impact des taux sur le M&A ? Hausse rapide des taux 2022-2023 → coût de la dette × 2-3 → financement LBO bloqué → volume M&A européen en baisse de plus de 30 % sur 2023 (source Mergermarket league tables). Reprise corrélée à la détente monétaire BCE depuis mi-2024.
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Pourquoi le M&A tech a chuté en 2022-2023 ? Valuation reset post-pic 2021 : les multiples SaaS divisés par 2-3, écart vendeurs/acheteurs trop grand pour clôturer des deals. Reprise depuis 2024 avec la consolidation IA et le retour des carve-outs tech.
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Tu connais des deals dans le secteur X ? Toujours en avoir 2-3 sous le coude par secteur cible de la banque. Si tu postules en équipe TMT, sois prêt sur tech / médias / télécoms. En FIG, sois prêt sur les fusions bancaires européennes. En Industrials, sois prêt sur les deals industrie / défense.
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Quel rôle joue le PE dans le M&A européen ? Côté acheteur : LBO sponsors (KKR, CVC, Apollo, EQT, Ardian, PAI) représentent une part majeure du M&A européen sur 5 ans. Côté vendeur : exits PE (sell-side) qui alimentent une part significative des deals mid et large cap.
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Tu sais ce qu’est un dual-track ? Un process où le vendeur prépare en parallèle un sell-side M&A et une IPO, et choisit la voie qui offre la meilleure valorisation en fin de process. Plus coûteux mais maximise l’effet de tension entre acheteurs et marchés.
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C’est quoi un take-private ? Une opération où un PE (ou un consortium) rachète une société cotée pour la sortir du marché. Process structuré avec offre publique, fairness opinion, go-shop parfois. Marché qui repart en 2024-2026 sur les small/mid cap sous-valorisées.
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Qu’est-ce que tu penses du deal X annoncé la semaine dernière ? Question piège classique. Tu dois avoir un point de vue, même imparfait. Structure : rationale stratégique → multiple payé (vs comparables sectoriels) → financement → risques d’exécution → ton verdict (créateur ou destructeur de valeur). Le banquier teste ta capacité à raisonner, pas ton omniscience.
Les 3 pièges récurrents dans les réponses
Au-delà de la connaissance brute des 50 questions, trois pièges font tomber les candidats même bien préparés. Selon les retours d’entretiens internes Elywo, ces 3 anti-patterns expliquent plus de la moitié des éliminations en deuxième round technique. Les éviter te donne un avantage net.
Piège 1 : réciter sans structurer
Le candidat qui balance la formule du WACC en 8 secondes sans dire ce que chaque terme veut dire, c’est le candidat qui se fait sortir. Le banquier en face cherche à savoir si tu comprends, pas si tu as bachoté. Réponds toujours par une structure : “Trois étapes : d’abord X, ensuite Y, enfin Z”. Puis détaille chaque étape.
Piège 2 : ne pas savoir dire “je ne sais pas”
Si on te pose une question hors-périmètre ou un détail technique que tu n’as pas vu, dis-le. “Je ne suis pas certain sur ce point précis, voici comment je raisonnerais en première intention…”. Le banquier valorise infiniment plus une réponse honnête et structurée qu’un bullshit confiant. Le bullshit se détecte en 5 secondes.
Piège 3 : oublier le contexte business
Les juniors sur-techniques répondent à “comment tu valorises cette boîte ?” en sortant immédiatement un DCF. La bonne réponse commence par : “d’abord je regarde le secteur, le business model, la prévisibilité des flux. Si c’est une cible mature en SaaS B2B, je vais en priorité sur un DCF + comparables SaaS. Si c’est un conglomérat industriel, je pars sur du SoP.”. La technique doit servir le contexte, jamais l’inverse.
Comment Elywo t’aide à bosser ces 50 questions
Lire les 50 questions ci-dessus, c’est un bon point de départ. Mais ce qui distingue un candidat retenu d’un candidat éliminé, c’est d’avoir défendu ses réponses à l’oral devant quelqu’un qui te challenge, dans les conditions de stress d’un vrai entretien.
C’est exactement la mécanique du programme Elywo, conçu par Ilyas Baba (ex-Lazard, ex-Barclays) :
- Formation live sur les 5 familles techniques, avec construction de modèles Excel pas à pas (DCF, merger model, LBO simplifié).
- Simulations d’entretien en conditions réelles, avec correction immédiate sur la structure de tes réponses, le ton, et les pièges classiques.
- Comptes-rendus d’entretiens internes mis à jour à chaque promotion : tu vois les vraies questions qui sont tombées chez Lazard, Rothschild, BNP CIB, Société Générale CIB, Crédit Agricole CIB, Houlihan Lokey, BofA, Goldman Paris.
Détails complets sur la page Academy.
FAQ
Combien de temps faut-il pour préparer les questions techniques M&A ?
Compte 100 à 150 heures de préparation technique étalées sur 3-4 mois. Idéalement, démarre 6 mois avant ta date d’application cible (octobre-décembre M1 pour un summer). Cette charge se décompose typiquement en : 60 % théorie (Rosenbaum & Pearl, modèles Excel construits par toi-même), 30 % entraînement aux questions à l’oral, 10 % culture marché en continu.
Quel manuel utiliser pour les questions techniques M&A ?
Le standard absolu reste Rosenbaum & Pearl, Investment Banking (Wiley, 3rd ed.). C’est le manuel utilisé par les analystes Goldman et Morgan Stanley pour leur training initial. Chapitres 1 à 4 (comparables, transactions, DCF, LBO) couvrent 90 % des questions techniques en entretien. Complément utile sur le coût du capital : les notes de Damodaran Online (NYU Stern).
Faut-il connaître le LBO modeling complet pour un summer ?
Pas le LBO complet (avec waterfall, PIK, covenants) : ça c’est attendu d’un Analyst 1. Pour un summer ou un stagiaire 6 mois, on attend que tu comprennes le principe (achat financé en majorité par dette, remboursement par les cash flows de la cible, sortie à 3-5 ans, TRI cible 20-25 %) et que tu saches expliquer pourquoi un LBO plafonne la valorisation par rapport à un industriel.
Les questions techniques sont-elles différentes en boutique vs bulge bracket ?
Marginalement. Les bases (DCF, multiples, 3-statements, accretion/dilution) sont attendues partout au même niveau. Les boutiques élite (Lazard, Rothschild, Centerview) tendent à pousser plus loin sur la culture marché et le raisonnement contextuel. Les bulge bracket parisiennes mettent un poids légèrement plus fort sur la modélisation technique pure. Mais l’écart reste mineur : prépare-toi pour le plus exigeant et tu passes partout.
Quelle question piège tombe le plus souvent en deuxième round ?
L’accretion/dilution avec financement mixte cash + dette + equity. C’est la question où la moitié des candidats se trompe en première intention parce qu’ils raisonnent sur le résultat net consolidé au lieu de raisonner sur l’EPS de l’acquéreur. Travaille spécifiquement cet exercice sur 2-3 cas chiffrés différents avant ton entretien.
Pour aller plus loin
- DCF expliqué : la méthode complète pour valoriser une entreprise (guide 2026) — le détail technique sur la famille 1
- Fusion-acquisition : le guide complet pour comprendre le métier — le détail process et organisation
- Bulge bracket : c’est quoi et comment y faire ton stage — la cartographie des banques cibles
- Métier en finance : 7 voies pour débuter — pour choisir entre M&A, PE, ECM, DCM, S&T
- Audit de ton CV par un ex-Lazard — fais relire ton CV avant le premier screening
- Question du jour — entraînement quotidien M&A, gratuit
Les 50 questions de ce guide ne sont pas un livre à apprendre par cœur. C’est une cartographie pour structurer ta prep et éviter de gaspiller du temps sur des sujets exotiques. Reviens-y avant chaque vague d’entretiens, marque les questions où tu hésites, et bosse-les à l’oral avec quelqu’un qui te challenge. C’est cette répétition active, pas la lecture passive, qui fait la différence le jour J.